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La traverse jumelée (BS)
Une nouvelle forme de traverses signée Heinrich CRONAU
GmbH, Hombourg
Dans le but d'abaisser les frais d'entretien, Heinrich CRONAU
GmbH a commencé à développer une voie à traverses
jumelées au printemps 1996 avec le soutien du Comité Directeur et
du Ressort Réseau de la Deutsche Bahn AG. La traverse jumelée en
béton (BBS) est une forme de traverse nouvellement
développée dont les caractéristiques sont les suivantes
(ill. 1) : - largeur double (57 cm) par
rapport à la traverse en béton B 70, - 2,40 m de longueur
contre 2,60 m, soit 20 cm de moins, - deux rigoles à eau à
l'extérieur avec le point haut dans l'axe de la voie, - une
insertion en mousse rigide dans la zone non portante, - en dehors de
l'armature de précontrainte, une armature classique
supplémentaire et - pour le reste, des caractéristiques de
construction (hauteur et stabilisation) identiques aux traverses en
béton classiques (p. ex. B 70 W).
La construction des traverses donne lieu à une pose
à plat sans fentes ne présentant pas la « case classique
». Seule une fente de pose de 3 cm de largeur apparaît (dans
l'alignement), qui peut être fermée par un recouvrement
(ill. 2). Lors de la construction et de
l'entretien, il faut impérativement bourrer la voie de traverses
jumelées latéralement, c.-à-d. en amont des bouts de
traverse. Pour les travaux de bourrage, une machine de bourrage a
été transformée au niveau de laquelle le groupe de
bourrage a été tourné de 90 degrés sur un cadre
mobile latéralement. La technique de bourrage a été
testée et ajustée dans ses détails sur l'une des voies
test du terrain de l'entreprise. Pour contrôler la qualité du
bourrage, des traverses en plexiglas ont également été
montées parallèlement aux traverses jumelées dans la voie
test (ill. 3). Une première section
d'essai a été mise en service après 7 mois seulement de
développement sur la voie rhénane à Waghäusel ;
longueur 450 m, sollicitation des voies 65 000 tonnes de charge / jour,
Vmaxi.=160 km/h, rayon=2 650 m, surhaussement=60 mm. Après une
sollicitation de 50 millions de tonnes de charge (sept. 1998), l'indice sur
l'état de qualité est de 28, soit une assiette de voie bonne
à très bonne. Suite aux bonnes expériences sur la section
d'essai, un projet pilote entre Hombourg / Sarre et Bexbach a été
commandé et réalisé en oct. / nov. 1997. Une voie a
été transformée avec des traverses jumelées sur une
longueur de 6 km, la contre-voie classique ayant servi de parcours de
référence. Données sur le parcours : vitesse
autorisée jusqu'à 120 km/h, sollicitation de la voie 18 500,
resp. 21 000 tonnes de charge/jour, rayons jusqu'à 350 m avec 135 mm de
surhaussement.
Du fait de l'assiette et de la sollicitation quasiment
identiques de la voie à traverses jumelées et de la voie de
référence classique, les conditions préalables à
des mesures de comparaison sont optimales. Les mesures effectuées
jusqu'à présent donnent les résultats suivants pour la
voie à traverses jumelées : - stabilité de l'assiette
de la voie élevée (mesures fréquentes par train automoteur
d'auscultation de la voie), - augmentation de la résistance
transversale (+15%), - accroissement de la transmission du bruit par l'air
de 2 dB (A) qui peut être réduit de moitié avec une
variante de protection antibruit, - très faibles immissions de
vibrations sonores et - très bon affaissement (inférieur
à 50%). En août / septembre, une autre section du projet
pilote entre Neunkirchen / Sarre et Bexbach a été dotée de
la voie à traverses jumelées sur une longueur de 5 km. Sur cette
section, la structure du sous-sol est diverse et cinq ponts sont
concernés. Un contrat d'entretien de plusieurs années a
été conclu avec le site d'exploitation pour les projets
pilotes. On attend de la voie à traverses jumelées des frais
d'entretien réduits ; en voici les détails :
- Pression superficielle réduite La pression
superficielle entre la traverse et le ballast diminue de 36%. Ceci contribue
largement à améliorer la stabilité de l'assiette
d'après les enquêtes de l'ORE et de la TU Munich.
- Résistance transversale accrue Les mesures de
résistance transversale n'ont pu, pour le moment, qu'être
réalisées au niveau de la section d'essai. Pour la
première fois, des mesures ont été effectuées dans
la courbe de surhaussement Ü=60 mm. La résistance transversale
augmente de 15% (73% avec protection antibruit).
- Moins d'eau en surface Grâce aux deux rigoles à
eau logées dans la traverse jumelée ainsi qu'au recouvrement des
fentes, env. 50% de l'eau en surface est éloignée par
l'infrastructure portante directement. Le détrempage du sous-sol est
ainsi réduit, de même que les risques de gel.
- Bourrage d'avant-bout moins préjudiciable Le bourrage
d'avant-bout nouvellement développé (ill. 4 et 5) apporte
également des avantages. L'enfoncement et le maniement des pioches
à bourrer entravent, lors du bourrage de case classique, la
qualité du ballast et endommagent le bord inférieur de la
traverse et de l'infrastructure. De plus, lorsque la pioche est ressortie, ceci
ameublit le ballast. Le bourrage d'avant-bout permet d'éviter largement
ces désagréments.
- Nettoyage du ballast Le ballast porteur ne peut pas
être sali grâce à la pose à plat des traverses
jumelées et au recouvrement des fentes supplémentaire. Le
nettoyage du ballast se réduit aux avant-bouts. L'absence d'encrassement
au niveau du ballast a un effet positif sur la stabilité de l'assiette.
- Contrôle de la végétation Le profil du
ballast est couvert par la traverse jumelée et le recouvrement de fente
dans la partie portante. Les plantes ne peuvent pas se développer dans
cette partie. Les aspects importants du contrôle de la
végétation :
- observer les moyens de tension et -
éviter les impuretés sur le ballast sous la traverse. Le
problème du contrôle de la végétation est
considérablement réduit et simplifié.
Coûts : les attentes et les avantages fondés sont
contrebalancés par les investissements supérieurs. En raison des
surcoûts de la traverse, du volume de transport double et du recouvrement
des fentes supplémentaire, les coûts sont 10 à 20%
supérieurs à la superstructure classique. A moyen terme, ces
surcoûts sont cependant compensés par les frais d'entretien
réduits. Des investissements évitables donnent par exemple lieu
à des économies de coûts directes dans des cas de -
compression accrue du ballast, d'absence de pose sous-natte de ballast ou de
radier pour les traverses, - problèmes de vibrations sonores,
surcoûts évitables, - problèmes de hauteur (p. ex. de
la caténaire) (sous-ballastage plus faible) et - problèmes
dans l'infrastructure. Certains secteurs y trouveront également des
domaines d'application intéressants, p. ex. - pour les passages
à niveaux, le passage à niveau a déjà
été installé à Karlsruhe (BBS-BÜ) - pour
les voies de garage de locomotives pour des raisons écologiques, les
concepts ont été discutés avec les autorités de
protection de l'environnement et ont fait l'objet d'une demande d'autorisation
(BBS-LOK) et - pour un système de contrôle des roues en cas de
déraillement (Eschede) (BBS-RLS).
Heinrich Cronau GmbH i. L. est partenaire d'Eurobalt II, un groupe de
travail composé de 7 administrations ferroviaires, de 5 instituts de
recherche et de 2 entreprises de réalisation d'infrastructure
travaillant sur le thème : « Les limites des voies sur traverses
».
Pour davantage de renseignements : Heinrich Cronau GmbH i. L. ... Zum
Lokschuppen, 66424 Homburg
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